Arrêter de fumer avec l'hypnose : l'accompagnement
Un accompagnement médical à l'arrêt du tabac, en quatre séances réparties sur deux mois, au cabinet à Dijon ou en visioconférence. Cette page décrit ce qui est fait, ce qui est annoncé, et ce qui ne peut pas l'être.
Ce qui ne sera pas promis ici. Ni la séance unique qui règle tout, ni un taux de réussite chiffré. Les revues systématiques disponibles concluent que les données restent insuffisantes pour établir que l'hypnose fait mieux que les autres approches d'aide à l'arrêt. Elles montrent en revanche qu'elle fait mieux que rien, et l'expérience clinique va dans ce sens. C'est sur cette base honnête que le travail est proposé.
Pourquoi l'arrêt est difficile
Parce que fumer relève de deux dépendances distinctes, qui ne se traitent pas avec le même outil.
La dépendance physique est celle à la nicotine. Elle est bien décrite, elle produit des symptômes de manque précis : irritabilité, difficulté à se concentrer, envie impérieuse, troubles du sommeil. Elle culmine dans les premiers jours et s'atténue en deux à trois semaines. C'est elle que les substituts nicotiniques traitent, et ils la traitent bien.
La dépendance comportementale est celle au geste, aux moments, aux associations. Le café du matin, la sortie de réunion, le trajet en voiture, le verre entre amis, le moment de tension. Elle ne disparaît pas avec la nicotine, elle survit des mois. C'est elle qui explique la plupart des rechutes tardives, chez des gens qui n'étaient plus du tout en manque physique.
C'est sur cette seconde dépendance que l'hypnose travaille. Elle ne remplace pas les substituts nicotiniques chez un fumeur fortement dépendant, elle traite ce qu'ils ne traitent pas.
Quatre séances sur environ deux mois
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Séance 1 : évaluation et préparation
Histoire du tabagisme, tentatives précédentes et raisons des rechutes, évaluation de la dépendance physique, situations à risque identifiées une par une. La date d'arrêt est fixée à la fin de cette séance, et un premier travail hypnotique est engagé. La consultation est déjà une séance, pas seulement un entretien.
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Séance 2 : la séance d'arrêt
Elle a lieu la veille ou le jour même de l'arrêt. Le travail porte sur la décision, sur les situations repérées à la séance précédente, et sur l'installation d'un outil d'auto-hypnose court, utilisable au moment d'une envie.
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Séance 3 : consolidation
Environ deux semaines après l'arrêt. C'est là que la dépendance physique s'est éteinte et que les automatismes se rappellent. On reprend les situations qui ont posé problème, et on renforce ce qui a fonctionné.
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Séance 4 : suivi à distance
Six à huit semaines après l'arrêt, période où se concentrent les rechutes tardives. Elle porte souvent sur le poids, sur les situations sociales, et sur la fameuse cigarette unique qui rouvre la porte.
Tarifs
| Prestation | Contenu | Tarif |
|---|---|---|
| Forfait arrêt du tabac | 3 séances de 60 min | 250 € |
| Séance complémentaire | 60 min | 90 € |
Le forfait couvre les trois premières séances. La séance de suivi à distance est prise à l'unité, selon qu'elle est utile ou non. Secteur 2, honoraires libres. Ces séances ne sont pas remboursées par l'Assurance maladie au titre de l'hypnose, mais de nombreuses complémentaires santé prévoient un forfait qui en couvre tout ou partie.
Un ordre de grandeur, puisque la question se pose : un paquet par jour représente environ 400 € sur les deux mois que dure l'accompagnement.
Ce qui augmente les chances
Associer les substituts nicotiniques quand la dépendance physique est forte. Patchs, gommes, pastilles. Ils sont remboursés sur prescription et il n'y a aucune raison de s'en priver. Le niveau de dépendance est évalué en première consultation et la prescription faite si elle est indiquée.
Fixer une date plutôt qu'arrêter un jour où ça se présente. Une date connue permet de préparer les situations à risque au lieu de les découvrir.
Choisir une période sans surcharge évidente. Ni un déménagement, ni une échéance professionnelle majeure. En revanche, attendre le moment parfait est le meilleur moyen de ne jamais commencer.
Anticiper le poids plutôt que le subir. La prise moyenne est de quelques kilos, très variable. Elle tient à la reprise du métabolisme et au report du geste vers la nourriture. Les deux se travaillent.
Prévoir la rechute au lieu de la nier. La plupart des personnes qui arrêtent durablement ont fait plusieurs tentatives. Une reprise n'efface pas le travail, elle signale une situation non anticipée, et elle se reprend en séance.
Ce que l'hypnose ne fait pas
Elle ne crée pas la décision d'arrêter. Quelqu'un qui vient parce que son conjoint ou son médecin insiste, sans envie propre, obtient de mauvais résultats, et cela se dit dès la première consultation plutôt qu'après quatre séances.
Elle ne supprime pas le syndrome de manque physique. Elle rend les envies plus courtes et plus faciles à laisser passer, ce qui n'est pas la même chose.
Et elle ne dispense pas d'un suivi médical si le tabagisme s'accompagne déjà de complications, ce que la première consultation permet de repérer.
Hypnose et tabac, vos questions
Une seule séance suffit-elle ?
Non, et c'est le premier point à clarifier. La séance unique qui règle tout est un argument commercial, pas un résultat de la littérature. L'accompagnement proposé comporte quatre séances réparties sur environ deux mois, avec un suivi après l'arrêt, période où les rechutes se concentrent.
Combien ça coûte ?
250 € le forfait de trois séances, 90 € la séance complémentaire. Secteur 2, honoraires libres, non remboursé par l'Assurance maladie au titre de l'hypnose. De nombreuses complémentaires santé prévoient un forfait annuel qui en couvre tout ou partie.
Quel est le taux de réussite ?
Aucun chiffre honnête ne peut être annoncé à l'avance. Les revues disponibles concluent que les données sont insuffisantes pour établir que l'hypnose fait mieux que les autres approches, tout en montrant qu'elle fait mieux que rien. Se méfier de tout praticien qui annonce un pourcentage.
Peut-on garder les patchs ?
Oui, et c'est même recommandé chez les personnes fortement dépendantes. Les substituts nicotiniques traitent la dépendance physique, l'hypnose travaille sur l'automatisme et le geste. Les deux portent sur des mécanismes différents et ne se concurrencent pas.
Vais-je grossir ?
La prise de poids moyenne après un arrêt est de quelques kilos, très variable d'une personne à l'autre. Elle s'explique par la reprise du métabolisme et par le report du geste vers la nourriture. C'est un point travaillé pendant l'accompagnement plutôt que découvert après.
Et si je rechute ?
La plupart des personnes qui arrêtent durablement ont fait plusieurs tentatives avant. Une rechute n'annule pas le travail fait, elle indique une situation qui n'avait pas été anticipée. Elle se reprend en séance plutôt qu'elle ne recommence de zéro.
Faut-il être motivé ?
Oui. L'hypnose ne crée pas une décision d'arrêter chez quelqu'un qui n'a pas envie d'arrêter, elle aide à tenir une décision déjà prise. Venir parce qu'un proche insiste donne de mauvais résultats, et cela se dit dès la première consultation.
Peut-on tout faire à distance ?
Oui, l'intégralité de l'accompagnement peut se faire en visioconférence, y compris les séances de suivi. Beaucoup de personnes préfèrent d'ailleurs ce format pour les séances de consolidation, plus faciles à caser dans une semaine de travail. Le détail figure sur la page hypnose en ligne.
Prendre rendez-vous
La première consultation permet d'évaluer la dépendance, de repérer les situations à risque et de fixer une date d'arrêt. Le travail hypnotique commence dès cette séance.
Pour aller plus loin : ce que disent les données sur l'hypnose et le tabac, comment marche l'hypnose médicale, l'ensemble des consultations.